Claudine Péters-Ropsy

D’abord proche des arts textiles, Claudine Péters-Ropsy a très vite choisi une voie oblique pour parler de la nature. Aussi curieux que cela paraisse, tout l’œuvre actuel est initié par les structures végétales blanches et noires des débuts et les grands tableaux en pâte de papier taillés dans la plénitude d’un bleu absolu qui transcende toute mémoire. Les textures minérales et les stèles ont suivi avec leurs gris pâles tramés de blanc, leurs anthracites flambés de rouille et de noir scintillant, leurs ocres blonds. Puis les terres vertes martelées, intrigantes, lointain écho au bleu des débuts et les marouflages qui diluent et explosent leurs pigments dans les ravines du papier, irriguant une multitude de visions scintillantes. Un même fil court à travers eux. Une même obstination creuse, exploite, épuise ces différentes filières.

Danielle Gillemon, 2014 

Papiers de riz marouflés, encres de Chine et pigments en veine d’extases, de coulées, de traces, d’eau qui aspire et fluidifie, craquelures et bulles, forêt de rêve, veines, cellules, sang qui coule... Tout un jeu, un feu, de l’univers émerge de tels papiers presque flottés, voire incendiés.
Rivières et strates, rythmes et chants, carrés, rectangles, diversions, l’aléatoire au bout du pinceau...
 
                               ... Extrait du catalogue Terre de silence Musée des Beaux-Arts de Verviers
Roger Pierre Turine, Avril 2014
 
 Née à Uccle en1940, Claudine Péters-Ropsy vit et travaille à Ohain. Elle a participé à de nombreuse expositions collectives et personnelles. Elle est diplômée de l’Ecole Nationale supérieure des Arts Visuels de la Cambre.